Un prix, ça ne se discute pas. Ça se démontre.
Ce que nous avançons face à un vendeur n'est jamais une impression. C'est le résultat d'une méthode : confronter des sources, suivre un marché en continu, historiser ce qui se passe. Voici comment, et avec quoi.

Ce que personne ne peut faire seul, un dimanche soir, avant une visite.
Trois choses rendent un dossier de négociation solide : confronter ce que demandent les vendeurs à ce qui s'est réellement signé, suivre les biens comparables pendant que le marché bouge, et savoir depuis quand une annonce est en ligne et si elle a déjà baissé. Aucune des trois n'est à la portée d'un particulier.
Les ventes notariées ne se publient pas annonce par annonce. Suivre en continu les biens comparables d'un secteur suppose d'y revenir jour après jour, pas une seule fois avant une visite. Et l'historique d'une annonce disparaît dès qu'elle change de prix ou qu'elle est republiée ailleurs : sans l'avoir suivie depuis le début, personne ne peut le reconstituer après coup.
C'est précisément ce que nous faisons à votre place, avant même de parler au vendeur. Ce n'est pas un habillage autour d'une négociation : c'est l'outillage qui la rend possible.
Les deux chiffres qu'il faut, jamais un seul.
Un prix affiché n'est pas une valeur. C'est une demande. Pour savoir ce qu'elle vaut, il faut deux chiffres, pas un seul.
Le premier, c'est ce que demandent les vendeurs de votre secteur en ce moment : un signal déclaratif, ce qu'on espère obtenir. Le second, c'est ce qui s'est réellement signé chez le notaire sur des biens comparables : un fait constaté, ce qui s'est vraiment passé.
Entre les deux, il y a un écart. Cet écart, mesuré secteur par secteur, c'est votre marge de négociation. Ce n'est pas une moyenne nationale, ce n'est pas un pourcentage sorti d'un article : c'est la distance réelle, chez vous, entre ce qu'on espère et ce qu'on obtient.
La plupart des outils ne vous donnent qu'un seul des deux termes. Les uns regardent les ventes passées. Les autres regardent les annonces. Nous confrontons les deux, et nous vous donnons l'écart : jamais l'un présenté comme l'autre.
La position de ce bien, suivie pendant que le marché bouge.
Un prix ne se juge pas dans le vide. Il se juge à côté des autres — et ces autres bougent.
Nous prenons les biens réellement en vente dans le même secteur, du même type, de taille comparable, et nous les surveillons pendant toute la durée du dossier : une nouvelle annonce qui apparaît, un prix qui baisse ailleurs, un bien qui se retire du marché — tout est capté au fil de l'eau, pas figé au premier jour. Nous plaçons votre bien dans cette file tenue à jour. Vous voyez où il tombe : dans le haut du panier, au milieu, ou dans le bas.
Ce n'est pas une note, ce n'est pas un avis. C'est une position mesurée dans un marché qui continue de bouger pendant que vous décidez — et remesurée à chaque étape du dossier, pas une seule fois au départ.
Depuis quand ce bien est en vente, et ce qui a déjà changé.
Une annonce raconte une histoire, mais elle ne la raconte qu'une fois : celle qu'on voit aujourd'hui. Ce qu'elle ne montre pas, c'est depuis quand elle est en ligne et si le prix a déjà bougé.
Nous suivons chaque annonce à partir du moment où nous la repérons : sa date de mise en ligne, ses baisses de prix déjà enregistrées, sa reformulation éventuelle. Ce suivi se construit dans la durée : il n'existe que si on l'a commencé avant d'en avoir besoin.
Schéma illustratif — suivi dans le temps d'une annonce, sans valeur réelle.
Quand nous n'avons enregistré aucune baisse depuis que nous suivons une annonce, nous l'écrivons noir sur blanc : « aucune baisse enregistrée ». Jamais « le vendeur n'a jamais baissé » : ça, personne ne peut le savoir avec certitude, et nous ne le dirons pas.

Le DPE : une étiquette qui pèse dans la négociation.
L'étiquette énergie affichée sur l'annonce n'est pas un détail administratif. Un logement mal classé engage des travaux à prévoir, un futur diagnostic à surveiller, une décote que le marché reconnaît de plus en plus. C'est un argument concret, daté, que l'agent ne peut pas balayer d'une phrase.
Nous le relevons pour chaque bien étudié et le plaçons à côté des autres éléments du dossier : la position parmi les comparables, l'écart entre prix demandé et prix signé, l'historique de l'annonce. Le DPE ne fait jamais la négociation à lui seul ; il vient renforcer un dossier déjà construit sur les autres sources.
Chaque chiffre porte son nom et sa date de constat.
Un dossier de négociation solide ne repose jamais sur une seule source. Voici celles que nous croisons, et ce que chacune apporte.
- Ventes notariées (DVF)
- Ce qui s'est réellement signé chez le notaire, sur des biens comparables du secteur — le prix constaté, pas le prix espéré.
- Prix demandés du secteur
- Ce que les vendeurs affichent aujourd'hui sur des biens comparables — le point de départ, jamais confondu avec une vente.
- Annonces historisées
- Le suivi dans le temps d'une annonce précise — sa date de mise en ligne, ses baisses de prix déjà enregistrées.
- INSEE
- Les repères démographiques et de marché qui replacent un secteur dans son contexte.
- DPE : étiquettes des annonces
- L'étiquette énergie affichée sur l'annonce, relevée pour chaque bien étudié.
Nous ne prétendons pas disposer de toute la base nationale ni de l'intégralité des annonces du pays. Nous surveillons le secteur et les biens comparables utiles à votre dossier — pas plus, pas moins. C'est ce périmètre-là, précis et vérifiable, qui fait la force d'un dossier : pas une promesse d'exhaustivité que personne ne peut tenir.
Un prix demandé ne sera jamais présenté comme une vente. Une vente ne sera jamais présentée comme un prix demandé.
La rigueur, ça inclut de dire ce qu'on ne sait pas.
Une méthode qui mérite la confiance dit aussi ses limites. Nous ne calculons jamais une moyenne nationale pour l'appliquer à votre secteur : les prix, l'écart entre demande et vente, la tension du marché — tout varie d'une rue à l'autre. Ce que nous vous donnons, c'est la mesure de votre secteur, pas une impression généralisée.
C'est cette discipline — croiser les sources, suivre le marché en continu, historiser chaque annonce, sans jamais confondre ce qui est demandé et ce qui est signé — qui est hors de portée d'un acheteur seul, un dimanche soir avant une visite. Ce n'est pas une question de compétence : c'est une question d'outillage et de temps.
Ce que nous ne faisons jamais : présenter un prix de marché comme une certitude, garantir un résultat de négociation, ou vous donner un chiffre sans vous dire d'où il vient et à quelle date il a été constaté.
Vous avez un bien en vue ?
Collez le lien de l'annonce et laissez la méthode faire son travail.